Depuis quelques temps, ca n'allais plus, j'avais des problèmes majeurs... Je ne voyais que les jours défiler inéxorablement, sans pouvoir faire quelquechose de ces journées... Je vivotais. Les notes éffleuraient le seuil du ridicule, les amis , pour eux je passais comme une bille de plomb qui tombe dans l'eau, j'étais invisible. A la maison, mes parents s'entendaient bien, là n'est pas le problème... Mais après que le relevé de note de ce foutu bahut pourri qui tombe en ruine, c'était la débandade totale, des morales a n'en plus finir, des pleurs, des haussements du ton du père, et un gros : FILE DANS TA CHAMBRE bien mérité. Après, allongé sur le lit, regardant le plafond d'un regard aussi vide que le monde qui m'entoure, je me suis dis que la haut, je serais peut-être mieux... Mais un énorme dillem se posait: Si je mettais fin a mes jours, la famille qui soit-disant m'aime viendrait pleurer sur les 4 planches dans lesquelles je demeurerais nest-ce pas? Mais si je n'y mettait pas fin, l'enfer de la vie sociale de ce monde se perpétuerait jusqu'a ce qu'enfin quelqun me remarque, et si ce n'est pour me balancer une insulte à la face...
Ce calvers était loin d'être terminé... La musique ne suffisait plus à combler le vide entre ma conscience et la réalité, il me fallait quelquechose de plus fort, de plus tenant. J'ai donc essayé de prendre des stupéfiants... J'ai commencé par le shit, comme tout le monde, mais ca n'était plus suffisant au bout de quelques mois, et ca ne me rendait pas plus heureux... Alors dans le vide total de mon éxistence, je n'avais plus rien a perdre, je venais en cours, avec des cachets d'ecsta en cours, pour faire "passer le temps" comme qui dirait. Au moins, les hallucinations que ca me provoquait, n'étaient pas toujours bien et amusantes mes les quelques une que j'avais me convenaient.
A force de prendre de ces petits "remontants" mon corps s'y est habitué, mes parents naturellement avaient remarqué, mais comme eux aussi avaient sombré dans l'alcool, il ne me restait que moi, mes cachets, et mes yeux pour pleurer, quoi qu'a ce stade de votre vie, plus aucun sentiments, que ce soit de l'amour, de la tristesse ou de la haine, ne frappe votre âme, plus rien ne vous motive, vous êtes une loque humaine. Et pour dire, avec cette accoutumance aux stupéfiants, vous vous doutez bien que mes organes n'auraient pas pu résister indéfiniement... Dans le couloir du bahut, qui joignait les deux salles principales du labo de SVT et les deux salles des "secondes" comme on les appeles, je me suis écroulé, comme un château de cartes, aussi impuissant qu'une guimauve, j'avais les yeux ouverts, ma tete avait heurté le sol, ma vue était fixé sur les carreaux du carrelage, impossible de me relever, dans ma tête il n'y avait plus rien, j'avais le crane ouvert, mais rien, pas meme la douleur ne me faisait réfléchir... Au bout d'un moment quelqun me remarque dans une marre de sang, j'étais mort, mais a ce moment s'était mon âme qui parlait, elle flottait au dessus de mon corps inerte, tous les élèves étaient entassé dans le couloir de 3 mètres de larges, éclairé par ces affreux néons qui vous rappellent le bloc opératoire... Tous le monde disait : Oh le pauvre... Comment c'est arrivé? ... Comme si ca cet instant précis il se souciaient de moi... Je n'étais rien, et voila qu'un instant, j'étais tout. Mais c'était trop tard, l'irréversible est arrivé, je suis mort, et c'est aussi bien comme ca, de toute façon qui m'aimait? Ma famille? Peut-être... Mes amis? les quels?. Mais a cet instant, juste avant que mon âme s'en aille errer dans les sombres murs de ce bahut grisonnant, une fille pour qui mon coeur s'était emballé il y a quelques années, s'est jetté sur moi, en pleurant, hurlant, NON NE MEURTS PAS JE T'AIME! Visiblement elle avait toujours des sentiments... Mais mon âme était déja extirpée de mon corps, pas meme l'amour ne me fera revenir a la vie, j'ai eu envie de lui hurler je t'aime aussi, tandis qu'elle sanglottait sur mon corps, mais je ne pouvais pas... Elle m'aimait.